16 mai 2017

Women's Cup 2017 - Etape 2 : LEDENON

Après un début de saison en ouverture des 24H du Mans, c'est au circuit de Ledenon dans le Gard que se déroulait la deuxième manche de la Women's Cup les 13 et 14 mai. Comme en pays Sarthois, le week-end de course - cette fois greffé au calendrier du WERC - a été... dense!




Essais libres du vendredi


Jeudi - Installation, brochette de R6 dans le Box n°20

Après être arrivée jeudi soir, la mise en bouche était servie dès le vendredi matin avec les premiers essais libres. Ayant posé furtivement mes roues là-bas il y a de nombreuses années, autant dire que j'avais à cœur de mettre à profit les 3 sessions proposées par l'organisation. Malheureusement, entre les conditions de piste humides, les drapeaux jaunes puis rouge, je ne bouclerais que 15 tours sur la journée. Certes économique en pneus et en carburant, cependant cela compliquait l'apprentissage de ce tracé. Virages aveugles, dénivelés, devers tantôt positifs, tantôt négatifs; Ledenon est un circuit à sensations fortes, avec peu de dégagements et qui ne pardonne pas les erreurs. Au terme de cette journée je restais sur des sensations mitigées, mesurant la quantité de travail de fournir pour les qualifications du lendemain.

Vendredi - File d'attente au contrôle technique




Le samedi et les séances de qualifications


En pré-grille de qualif' avec Rachel et Lisa

Des orages ayant été annoncés pour l'après-midi, la première séance de qualifications s'est avérée saignante en piste. Les plus affûtées côtoyant les plus novices, certains dépassement étaient sportifs, j'ai moi-même manqué de peu de percuter une concurrente dans la cassure avant la "descente du camion". Avec des séances ponctuées comme la veille par les drapeaux jaunes, j'ai cherché d'abord à m'appliquer sur les trajectoires sans pousser à tous prix et risquer la sanction. Le chrono descendait à chaque sortie, j'étais plus en confiance et plus concentrée. Le cumul des 2 séances qualificatives me plaçait 27ème sur les 40 pilotes engagées, ce qui me fit partir de la 9ème ligne à gauche.


Dimanche, jour de course


Pré-grille course - Focus
Le jour J, la tension était à son comble, après quelques hésitations de la météo  - le circuit se réveillant dans le brouillard occasionnant un décalage des courses de la matinée - les conditions  étaient finalement idéales en ce début d'après-midi. 

Le départ sera compliqué, restant un peu scotchée puis évitant une concurrente qui a calé sur une ligne me précédant. Après avoir accroché un paquet où je défendais ma place, quelques drapeaux jaunes ont été agités, jusqu'à l'apparition d'un rouge 2 tours plus tard (occasionnant donc une interruption de course). 
Le temps d'évacuer la blessée, nous repartions pour 12 tours après une nouvelle procédure de départ. J'ai alors mieux géré l'extinction du feu rouge et suis restée concentrée. J'ai pu grappiller une place supplémentaire lors d'un dépassement à l'entrée du triple gauche et franchissais la ligne d'arrivée en 19ème position, ce qui me place 12ème en 600cc

Réalisant mon meilleur temps du week-end dans l'avant dernier tour de course, je regrette de ne pas avoir pu venir m'entraîner sur ce tracé avant la course et je reste satisfaite de la progression effectuée en quelques jours.



Sur la piste mais pas seulement...


Après un début de saison au Mans et des nouvelles rencontres, les retrouvailles sur le paddock gardois ont tenu leurs promesses. Encore merci à Caroline Santelli, Rachel Pesin et ses parents, Lisa Agostini et ses parents, ainsi qu'à l'équipe Suisse des garçons qui envoient du gazzz et sont au top du panneautage! 
Certes absents physiquement, Xavier et Seb de la PoirsouilleET étaient sur leur week-end de course, merci encore pour le prêt de couvertures chauffantes. Egalement occupés ailleurs mais néanmoins présents pour dispenser leurs conseils, je tiens à remercier Denys Andrieux et Romain Rey. 

La vie de paddock

Si je peux participer à ce challenge, c'est aussi grâce à mes partenaires: Acti CoursesMakadam Fitness Clermont-FerrandMotoblouz.comEmac-MotoUCAR LocationUCAR Clermont Ferrand, Carrosserie Borel&Tournaire, Alban Couderc Création, MAGE Offset, merci à eux; ainsi que les nombreux donateurs. Merci encore pour votre soutien et vos nombreux messages !

Je vous donne rendez-vous les 1, 2 et 3 juin pour l'ultime course de la Women's Cup qui se déroulera à Magny Cours, en ouverture de la course des 12h.

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27 avr. 2017

Che Passione !


Après un traversée du désert de presque 3 ans et plusieurs mois de quête à chiner sur leboncoin, Baby-6 dédiée à la course va partager son box avec une congénère routière. Malgré le contexte du tout répressif et les coûts liés à la pratique de la moto qui ne cessent d'augmenter, la liberté du 2 roues me manquait trop, au point d'en cauchemarder la nuit.



Petite histoire du "pourquoi du comment" de mon choix, qui va certainement en surprendre plus d'un!




Aux origines


Quand j'ai passé mon permis A "gros cube", la loi des 34 chevaux (version MTT1 sur les cartes grises) venait de faire son apparition. Au niveau du choix des motos c'était du genre assez restrictif, plus encore que les versions A2. Et à moins d'attendre 2 ans sans rouler, chose qui était inconcevable compte tenu que je roulais depuis 4 ans sur des petites cylindrées, il fallait s'y plier. Parmi les élues de mon cœur, le choix final s'est fait entre la Suzuki SV 650 S et la Ducati 750 SSie. D'un côté je rendais quelques poneys en version libre MTT2, et de l'autre je rendais une partie cycle. Compte tenu de mes moyens, pas possible de payer la Ducat' qui affichait un écart de prix conséquent (+12000 frs). Best seller, le petit twin jap' à carbus' du SV me laisse de très bons souvenirs, autant pour son côté joueur que pour tout ce que j'ai pu découvrir avec.


Le choix, piste versus route


Au moment où j'ai converti ma R6 en version piste exclusivement, je cherchais malgré tout une moto de route en complément. Je regardais les petites annonces sans avoir de modèle précis en tête, je zonais aux rayons des occasions chez les revendeurs, en filtrant essentiellement par prix, écumant les vieilles -éprouvées- Honda CB 500, ou fades -fonctionnelles- Bandit 600, qui étaient les seules à la portée de ma bourse. 

Mais je bavais surtout devant des modèles plus exclusifs ou qu'on croise moins souvent au coin de la rue. Cependant il fallait faire un choix: se consacrer à la piste et y mettre un minimum de moyens, ou continuer en loisir de temps en temps avec une deuxième moto à côté. Le temps de la réflexion: les belles occasions s'envolaient, fin de l'épisode routier.







Un come back vital




Cette période d'abstinence routière à un guidon "à moi que j'ai" a duré près de 3 ans. Dans ce laps de temps des âmes charitables m'ont prêtées leur monture, et non des moindres: GSX-R 750, MT-09 Street Rallye, R1 Crossplane, XSR 900, ER6F; histoire que je ne perde pas la raison définitivement. Et je les en remercie encore, car à ce niveau là c'était de l'assistance à motarde en danger. Alors c'était décidé: en 2017 j'aurai une moto de route. 

Mais pour revenir sur les bandes de bitume réglementées, je cherchais avant tout une moto "plaisir", pas un gouffre qui m'endette x années auprès de ma banque adorée, pas un missile sol-sol qui fait strike chez l'assureur, ni une énième japonaise qui remplit les parkings des Dafy&co le week-end. Tout cela, ce sera pour plus tard - ou pas, qui vivra verra. 


Je voulais une européenne, une moto de caractère, avec des guidons bracelets impérativement et un châssis précis en priorité. Mais surtout: il me fallait une compagne de route qui répondrait à mes envies de Liberté si je décidais de partir en week-end sur un coup de tête, ou aller arsouiller dans les volcans d'Auvergne pour décompresser. Ce fût une révélation qui sonnait comme un retour aux sources: je voulais une desmo', et plus exactement une Supersport ! Pourquoi? Parce que ça faisait plusieurs fois que je passais à côté et qu'à travers les années cette bécane continuait à m’appeler, tant elle collait à mes envies.





Renaissance


Grâce au forum Planete-Ducati, j'ai pu affiner ma recherche en terme de cylindrée/modèle/millésime, par rapport aux éventuelles défauts et frais à prévoir. C'est ainsi que j'ai jeté mon dévolu sur une version 900cc de 2001 qui affichait un peu moins de 38000 kms et résidait dans la région toulousaine. Sans aucune fioritures, dans sa robe intégralement d'origine, seule sa voix avait été libéré avec une paire de silencieux Ducati Performance (à l'époque fabriqués par Rémus).



Elle et moi nous avons pu faire connaissance sur mon trajet de retour de plus de 400 kms entre Toulouse et Clermont-Ferrand, via Albi / Rodez / Chaudes Aigues / Saint-Flour / MassiacJ'ai pu apprécier un bon panel de conditions, autant routières qu'atmosphériques, de la petite départementale, des virolos à gogo, avec en amuse-bouche de l'interfile sur le périf' Toulousain et un petit bout d'autoroute fluide en dessert. 
Et qu'en dire ? Qu'elle est furieusement attachante. Ce n'est pas un monstre de puissance, mais ça tracte quand il faut, c'est fun et bien équilibré, avec une super partie cycle et un son divin avec ces silencieux. C'est simple: c'est encore mieux que ce que j'attendais (surtout avec une monte de pneus bâtarde quand je l'ai récupérée). Elle est intuitive, précise, agile au changement d'angle... On se régale et on enchaîne les trajectoires avec la banane, j'ai juste l'impression de l'avoir toujours connue. Sa position de conduite est souvent jugée trop extrême, et son pilotage exigeant pour la faire tourner. Je dirais juste que tout est relatif. Pour qui n'a jamais goûté aux sportives, c'est une excellente école du pilotage, sans être débordée par la puissance.


Caractéristiques d'origine


Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ! "
L'i-vre-sse-euh de la vi-te-sse-euh" #Maverick 
Je suis autant aux anges qu'en ayant récupérer mon premier GSX-R neuf il y a 10 ans maintenant.

Moteur
Bicylindre en V à 90°, 4 temps
Refroidissement : Refroidissement par air et huile
Injection Ø 45 mm
1 ACT, desmodromique
2 soupapes par cylindre
904 cc (92 x 68 mm)
80 ch à 7500 tr/min
8.1 mkg à 7000 tr/min
Rapport poids / puissance : 2.35 kg/ch
Boite à 6 rapports
Transmission secondaire par chaine 15x40

Chassis
Cadre Treillis tubulaire en acier
Réservoir : 16 litres
Fourche téléhydraulique inversée Ø 43 mm, déb : 120 mm
Mono-amortisseur Sachs, déb : 145 mm
Hauteur de selle : 815 mm
Empattement : 1395 mm
Poids à sec : 188 kg

Partie cycle
Frein avant: 2 disques Ø 320 mm , étrier 4 pistons
Pneu avant : 120 / 70 - 17"
Frein arrière: 1 disque Ø 245 mm, étrier 2 pistons
Pneu arrière: 170 / 60 - 17"


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18 avr. 2017

Le Mans - Esprit es-tu là ?

Après vous avoir fait le compte-rendu sportif de la Women's Cup, je voulais vous conter un petit peu plus l'ambiance annexe de l’événement.

La première fois que je suis allée aux 24h du Mans c'était en 2001, j'en garde un souvenir mitigé. La concentration d'individus fortement alcoolisés qui n'en avaient que faire de la course m'avait pour le moins laissée dubitative. C'était sans compter l'évitement chanceux d'un jet de bouteille de bière à mon encontre dans la nuit, le réveil du dimanche par un "congénère" vomissant tripes et boyaux sur notre toile de tente, ou encore la mélodie perpétuelle des rupteurs. Mélodie plus proche du chant du cygne de pauvres motos que je rêvais de me payer et qui agonisaient dans un camping boueux. La victoire des Messieurs Guyot / Dessauge / Scarnato, sur une Suzuki GSX-R à l'époque, était une maigre consolation. Bien éloigné de l'esprit de la course que je conçois, je m'étais promis de ne revenir que dans d'autres conditions, quelques "24H" et "Bol'" plus tard, c'est chose faite.




Carpe Diem


P2, 1ère ligne, en pitlane de la finale B avant le tour de placement.
Accéder au circuit avant les premiers essais qualificatifs, se promener dans la pitlane après la photo officielle des pilotes d'endurance, circuler dans le paddock "des grands", assister aux relais depuis les box des teams, et prendre part à une course d'ouverture sur ce circuit mythique; tout cela est une chance inouïe. 
Cette année, alors que je marchais sur la piste du Bugatti, je me remémorais mes rêves de jeune motarde, et en particulier celui-ci: un jour, essayer la piste. On oublie parfois ce dont on a rêvé et ce qu'on a accompli depuis; il est important de le garder en mémoire pour savourer chaque instant. Prendre part à une compétition est déjà la réalisation d'un rêve en soit. Et en ce sens, le paddock de la Women's Cup est très éclectique, de la pilote du dimanche occasionnelle arrivée sur le tard que je suis, jusqu'à la semi-pro' qui roule tous les week-end, en passant par des jeunes très prometteuses qui vivent à fond leur passion. L'ambiance reste sportive mais l'entre-aide est de mise en cas de besoin pour l'une d'entre-nous, humainement ou techniquement. 

Dans le box Falcon Racing, en admiration devant la ZX10R stocksport.



Anecdote


Cette année il n'y avait pas que des pilotes françaises au départ. Le jeudi midi un couple s'exprimant à moitié en anglais et à moitié en italien faisait le tour du paddock en quête d'une couronne pour une Yamaha R6. Je sors ma caisse de pièces du fourgon, la recherche concerne une couronne en 44 dents. Il se trouve que j'en ai une, sur un porte-couronne complet. Mais je suis en train de manger et je n'ai pas envie de démonter, alors je la confie en l'état aux intéressés qui repartent avec un sourire soulagé. Intérieurement je pense à plusieurs choses: d'une part je me demande un peu si je vais revoir mes pièces, et d'autre part je me dis que pour monter une couronne en 44 dents, soit il s'agit d'un essai approximatif, soit la fille sait l'emmener et va faire péter un temps. Une vingtaine de minutes plus tard, on me ramenait mon porte-couronne, j'étais déjà rassurée sur le premier point. 

Par la suite, la première séance de qualifications donnera la réponse à mon autre interrogation. La pilote n'est autre que Rebecca Bianchi, une italienne qui fait des piges en superstock européen et qui claquera un chrono de 1'46"983 en course. Elle finira 3 ème au scratch derrière deux 1000cc et reléguera la seconde 600cc à plus de 1'42" au final, soit presque 1 tour! Bien sûr, en revenant à mon barnum dimanche matin, j'avais ladite couronne posée sur mon fidèle destrier. Chapeau Rebecca, c'était beau à voir.


Familia


De gauche à droite : Moi, Caroline, Rachel et Paty

Le paddock, ce microcosme où le temps s'écoule de manière différente, et où les personnalités sont exacerbées et sans (ou beaucoup moins) de façades. Même en s'étant quitté pendant des mois, on se retrouve comme si on s'était croisés hier, on noue de nouveaux liens autour d'un changement de pneus ou dans la file d'attente devant un commissaire de la fédé' grognon. Certains contacts perdureront, d'autres pas, mais les échanges sincères sont là et un simple regard suffit souvent à se comprendre.
Un évènement comme les 24h du Mans c'est aussi l'occasion de voir, revoir, rencontrer des amis et contacts, des connaissances de connaissances. Tous passionnés, cela permet de mettre des visages sur des noms ou des pseudos, rencontrer la clique des joyeux lurons avec Cindy, Stéphane, Cinthia, Marine... (pardon à ceux et celles que je peux oublier). Quel plaisir de revoir Marius Tabaries, le regard alerte et déjà à l'affût d'un guidon pour essorer la poignée, et Aurélie débordante d'énergie et de force à ses côtés.




Bien loin de l'image désastreuse véhiculées par les animaux imbibés de bière - relayée à foison par les journalistes; l'endurance et le paddock, c'est tout cela avant tout!



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17 avr. 2017

Women's Cup 2017 - Etape 1 : LE MANS

Retour sur la première manche de la Women's Cup qui se déroulait au Mans en préambule de la course des 24 heures. 
Après avoir répondu aux exigences administratives et techniques du mercredi, les séances qualificatives étaient prévues respectivement les jeudi et vendredi après-midi, avant les finales du vendredi et du samedi. Après avoir découvert ce tracé mythique l'année dernière dans des conditions plus qu'humides, je me réjouissais d'y revenir sur le sec.




PHASE 1 - Les Essais

La première séance d'essais libres du mercredi m'a permis de (re)prendre des repères et valider la démultiplication choisie. J'ai continué dans cet axe lors de la première séance de qualifications, et cela quelque peu au détriment du chrono, ce qui me fit basculer dans le groupe 2 pour la seconde séance de qualifications le lendemain. Après quelques tours clairs, je ne parviens pas à pousser plus pour garantir un départ direct en finale A. Je me retrouve donc à prendre le départ la finale B, le jour même 1h après cette séance qualif'.




PHASE 2 - La course 1


Après une procédure de départ retardé pour cause de chute dans le tour de chauffe, la course se retrouve amputée de quelques tours. En 2ème position, première ligne au Mans, je ressens la pression. Je parviens à faire un bon départ et frise le holeshot, mais l'objectif est de faire le podium pour se qualifier en finale A le samedi avec les meilleures. Nous nous sommes échappées à 4 devant, avec Anais Brunet, Lisa Agostini et Elodie Boistard pour batailler du début à la fin. Les dépassements ont été nombreux et les places du podium franchement disputées, une belle bagarre dans un très bon esprit sportif. C'est dans le dernier tour que je parviens à faire la différence pour prendre la seconde position et la garder jusqu'au drapeau à damiers. Après les séances d'essais un peu en retrait, je savoure cette qualification en finale A que je visais. Au cours de la bagarre les chronos sont descendus, et au final je gagne près de 4 secondes par rapport à l'année dernière.
 




PHASE 3 - La course 2


On remet ça le samedi midi, dans un contexte bien différent. Je pars logiquement du fond de grille avec mes comparses de podium de la vieille. L'objectif est simple: remonter le plus de positions possibles. Les conditions sont sèches mais plus fraîches, je suis moins tendue que la veille mais je manque "de jus". Malgré cela je fais un bon départ qui me fait gagner de nombreuses places, je bataille activement durant les premiers tours avant de faire plusieurs erreurs de rapports et de placement qui me feront lâcher le peloton. Je cravache pour essayer de recoller, mais je coupe mon effort à la vue d'un "drapeau noir/rond orange" sorti sur mon passage au virage du raccordement. Je m'aperçois au poste de commissaires suivant qu'il n'était finalement pas pour moi. A partir de là il n'était plus du tout possible de revenir.


Ce week-end aura été riche d'enseignements: techniques, sportifs et humains. J'ai été ravie de revoir mes concurrentes de paddock et d'en rencontrer de nouvelles. Mentions spéciales à Caroline Santelli et Manu, Rachel Pesin et son père, Lisa Agostini et son entourage, pour leur accueil, leur soutien, leur assistance et le don de matériel. Je n'oublierai pas non plus Romain Rey et mon coach&président de l'association DVR, Denys Andrieux; bien qu'ils n'aient pu être physiquement sur place, pour leurs précieux conseils.

Si je peux participer à ce challenge, c'est aussi grâce à mes partenaires: Acti CoursesMakadam Fitness Clermont-FerrandMotoblouz.comEmac-MotoUCAR LocationUCAR Clermont Ferrand, Carrosserie Borel&Tournaire, Alban Couderc Création, MAGE Offset, merci à eux; ainsi que les nombreux donateurs.



Remerciements de rigueur également à Emma Clair Dumont et Karine Sliz pour leur implication et leur énergie dédiées à cet évènement. Rendez-vous à Ledenon dans 1 mois !

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30 mars 2017

Combinaison NF Moto, l'armure racing


Je vous avais déjà rappelé l'importance de la peau de cuir indispensable pour nous protéger dans cet article dédié aux combinaisons. Etant entre 2 tailles, cela faisait un certain temps que je me posais la question du sur-mesure, tout en étant freinée par le budget. J'ai donc commencé à chercher des marques assez abordables mais néanmoins reconnues, en mesure de me proposer ce que je cherchais: protections homologuées, empiècements en stretch multiples, soufflets d'aisance, etc. Connue dans le paddock promosport en France et en roadracing en UK, je me suis tournée vers NF Moto



Cette marque anglaise vous propose une combinaison 100% sur mesure, autant en taille qu'en décoration avec des possibilités de personnalisation sans borne. Leur palette de couleurs est quasi infinie (je leur ai demandé un bleu Yamaha "métallique" qui n'avait pas encore été utilisé) et les écussons des partenaires sont imprimés puis cousus par leurs soins (sous réserve que vous ayez le fichier en qualité suffisante).



Déroulement de la commande

Afin d'obtenir un résultat de qualité et à la hauteur de vos attentes, une fois la commande passée, la démarche s'articule en 3 phases.

Etape 1: Dessin de la maquette 


Que ce soit en 1 ou 2 pièces, plusieurs modèles sont disponibles, et en tous points personnalisables. Le remplissage de la maquette de la combarde est une des étapes les plus agréables. Mais c'est aussi un casse-tête, car il faut penser à tous les détails, de l'emplacement des couleurs à la visibilité une fois portée sans oublier le côté pratique en terme de nettoyage par exemple. Je voulais vraiment du blanc, mais je sais que cela demandera plus de rigueur dans le nettoyage que du noir.







Etape 2 : Prise de mensurations


Pour la prise de mesures, il est impératif d'être à deux. Il est nécessaire de s'équiper de sa dorsale, et éventuellement de la sous-combinaison Skeed si vous en utilisez une pour prendre des mesures cohérentes et ne pas être trop serré dans le produit fini. Votre acolyte devra prendre pas moins de 22 mesures afin de remplir le tableau de  relevé fourni.





Etape 3 : Combinaison "brouillon"


Là où NF Moto se démarque de beaucoup d'autres marques proposant du sur-mesure, c'est dans cette troisième étape. En effet, après 2-3 semaines vous recevrez une première combinaison. Elle sera en tissu synthétique à la place du cuir, aura tous les zip de la version finale, toutes les protections ainsi que les empiècements en stretch. Cela permet de faire un essai intermédiaire, de valider que les mesures ont été prises correctement et éventuellement d'ajuster certaines valeurs avant le lancement en fabrication de la version finale.






Etape 4 : Réception de la combinaison

Au déballage du colis après de longues semaines d'attente (quasi 12 dans mon cas, mais hors saison ça passe vite), c'est avec les yeux écarquillés qu'on découvre son nouvel achat. Personnellement le rendu est encore meilleur que je l'espérais, que ce soit en terme de coupe ou de couleur, c'est tout simplement parfait... je n'ai absolument rien à redire. La qualité est également au rendez-vous, le cuir est épais mais souple, les coutures inspirent confiance, et la coupe est conforme à la combinaison "brouillon" textile. 




Et au roulage ?


En statique, c'est assez surprenant au premier abord car c'est ajusté. C'est proche du corps partout sans être trop serré. Mais étant (mal) habituée aux coupes standards, qui sont par endroit trop larges et en d'autres endroits trop serrées, je me posais quelques questions. Par exemple, je n'avais pas le même confort en pliant complètement les bras, et je sentais les mollets et genoux "serrés". J'avais prévu des séances de roulage sur route pour l'assouplir avant d'attaquer sur piste car je n'avais pas envie de me sentir étriquée sur les premières sessions et "perdre" du temps en quelque sorte.


Mais concrètement, il n'en est rien! Une fois sur la moto, la combinaison se fait oublier. Tout tombe naturellement en position de roulage, je n'ai pas senti de différence notable entre ma première session et la dernière. Bien sûr le cuir va naturellement s'assouplir avec le temps; mais même neuve, avec une coupe à vos mensurations, le confort est tout de suite au rendez-vous.





En terme d'option, j'avais demandé certains panneaux perforés afin d'avoir une ventilation améliorée. N'ayant jamais eu de cuir perforé de la sorte, c'était également une nouveauté, et c'est clairement efficace. On sent véritablement l'air frais sur le buste et sur les cuisses au roulage, un vrai plus quand les températures augmenteront à la belle saison.







Pour un budget d'environ 800 euros livrée (suivant le cours de la livre sterling au moment de votre commande), je suis ravie de mon achat. En plus d'avoir un design unique que j'ai choisi intégralement, elle correspond parfaitement à ma morphologie. Le seul inconvénient de ce type de produit est d'être obligé de conserver un poids de forme pour en profiter, là où un produit standard vous pardonnera plus l’embonpoint ponctuel. Mais cela peut aussi être une source supplémentaire de motivation!






Côte protection, je fais confiance aux nombreux pilotes qui ont eu l'occasion de les mettre à l'épreuve, les retours sont unanimement positifs.


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11 févr. 2017

Ma saison 2017, un challenge en 3 courses

Une fois n'est pas coutume, je vais vous exposer les grandes lignes de ma saison 2017: projets, envies et organisation.

Après des balbutiements en fin d'année 2016, la FFM nous a fait saliver de longs mois avant de sortir le calendrier officiel de la Women's Cup 2017. Qu'à cela ne tienne, j'étais dans les starting blocks pour me jeter sur les inscriptions. Ce temps passé dans l'ombre à ne pas avoir de dates, de circuits, a soulevé de nombreuses incertitudes, tant au niveau du budget que de l'organisation. Je reste avant tout une pilote amateur, qui a un travail à plein temps avec ses impératifs et un patron à qui je dois rendre des comptes. C'est mon métier qui finance ma passion, et non l'inverse, comme la grande majorité du paddock!



"L'hésitation n'est pas une option"




Cet aparté terminé, il se trouve que le calendrier me convient plutôt bien, avec des - beaux - circuits situés à des temps de déplacements plus que corrects. L'aventure est donc enclenchée, je suis officiellement engagée pour les 3 manches de la Women's Cup qui se dérouleront respectivement:


  •  au Mans les 14/15 avril
  • à Ledenon les 13/14 mai,
  •  à Magny Cours les 2/3/4 juin

Je conserve mon numéro, devenu fétiche, le
49 qui me tient à cœur; et ma fidèle monture Baby 6, une Yamaha R6 de 2011, quasi-stock en conformité avec le règlement, qui me classera dans la catégorie des 600cc.









Une cagnotte solidaire

Pour boucler le budget de la saison, qui se déroulera donc sur 6 mois grosso modo, j'ai ouvert une cagnotte LeetchiLes frais engagés pour ce championnat sont multiples: la licence compétition (260 euros), les engagements aux courses (180 euros / course), le fourgon/gasoil/péage pour les déplacements (environ 350 euros par week-end), les pneus (300 euros le train avant/arrière), les pièces de rechange, etc.



Si le cœur vous en dit, vous pouvez participer à cette saison à mes côtés, les contre-parties sont nombreuses (Pass à gagner, Calendrier, Exposition de la moto, banderole, etc). 


Je remercie une nouvelle fois les gens qui me soutiennent déjà, professionnels (Acti Courses, Mage Offset, Carrosserie Tournaire&Borel, Makadam Fitness, Alban Couderc Création, Motoblouz, H2S), les amis, la famille, et tous les anonymes; en espérant faire grossir ce groupe un peu plus chaque jour!











Et après ?




Ayant mis de côté ma pratique routière de la moto pour me consacrer à la piste exclusivement, une fin des compétitions en juin va me permettre d'envisager mon retour sur nos belles routes de France! La prochaine monture reste à ce jour indéfinie, mais il est certain que le plaisir sera le maître mot de mon futur choix, réservant la performance au sport et à la piste.

Au plaisir de vous croiser dans le paddock sur les courses, ou autour d'une pause café après avoir partager des beaux virolos quand l'occasion se présentera! 

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