10 nov. 2012

Ducati, la bella storia

Pour le dernier Grand Prix de Valentino Rossi au sein de l'équipe Ducati, j'avais envie de rédiger un billet sur cette marque qui ne m'a jamais déplue.

Suzukiste sur fond Ducatiste ?


Les italiennes font l'objet de railleries faciles; souvent par des personnes qui n'ont jamais posé leur arrière-train sur leurs selles.
Mais je dois vous confesser qu'à chaque changement de moto, malgré ma quête vers le GSXR et indépendamment de mes goûts pour les pastas, la tentation bolognaise s'est vivement faite ressentir: tantôt avec un Mostro, puis un 900 SS ie, en passant dernièrement par une 1098. Bien qu'ayant du mal à suivre une certaine "évolution" de la marque, telle que la Diavel ou pire encore ce Monster diesel; une petite voix me chuchotte qu'un jour je posséderais certainement une belle italienne.
En comparaison avec ma passion pour la sportive japonaise, l'histoire démarra tardivement : lorsque j'ai pu approcher et essayer une 748. Certes, l'esthétique n'était pas sans rappeler la Cagiva Mito Evolution qui m'avait tant fait saliver quelques années auparavant, mais il n'y avait pas que cela.

Grande soeur de la 748 et évolution de la 916 : la 996 Biposto - Peinture perso Ducati Corse par Gégé
  • Vernis profond à l'aspect glassy
  • Carénage avant démontable à l'aide de vis Dzus quart-de-tour
  • Angle de chasse réglable
  • Monobras
  • Tableau de bord sobre et succin
  • Freinage Brembo serie Oro
  • Durites aviation avant et arrière
  • Amortisseur de direction
  • Suspensions réglables en précontrainte, compression et détente
  • Rétroviseurs profilés et échappements sous la selle
  • Jantes Marchesini
Une fois en selle, je faisais intégralement partie de la moto : les jambes dans le réservoir, les mains sous le té de fourche supérieur et la tête à peine dans la bulle minimaliste. Moteur plein à tous les régimes avec un couple bien présent, mais mais ne cognant pas "en bas", le tout avec juste assez d'allonge dans un grondement démoniague. Mais ce serait trahir la Ducati de s'arrêter là, car mon plus grand souvenir à l'époque restera sa précision, que ce soit en accélération ou freinage, comme si elle suivait simplement ma pensée. Tout était réuni pour que je ne veuille plus la lâcher, ou du moins ne jamais l'oublier.

C'est vrai : ça vibre au point d'en avoir des fourmies dans les mains et les pieds très rapidement, la protection est anecdotique dès qu'on fait plus d' 1m70, l'embrayage à commande hydraulique est ferme voire rugueux et les circuits électriques sont perfectibles. Mais au guidon, la magie opère. Les mauvaises langues diront qu'elles sont plus chères à l'achat, mais l'écart s'est réduit au fil des années à cause du Yen, l'équipement de série reste supérieur, la décôte est moins importante et les intervalles d'entretien sont plus grands.

Pour conclure et vous rassurer, je reconnais avoir déjà rigolé devant un mostro qui vidait sa batterie en 3 semaines, avoir été confortée dans mon choix quand les 996 rentraient au stand après quelques heures de course au Mans, et avoir sabrer le champagne quand le SERT était sur la plus haute marche du podium. Ouf, l'honneur est sauf !

***