22 mars 2013

Moto tricolore & Projet GECO

Eric Offenstadt - 1976

Mais pourquoi la photo "vintage" de ce gus ?

Il était une fois une motarde, fraîchement posée sur un GSX-R, qui croisa un motard, moins fraîchement posé, sur une Hayabusa. Discussion motardesque démarrant, on se mit à discuter de suspensions. "Discuter" est un bien grand mot, dans le sens où moi, je ne faisais essentiellement qu'écouter. Entre deux anecdotes, mon congénère motard glissa cette photo dans la conversation en me demandant si j'avais une idée de l'identité du sujet. S'il m'avait sollicitée pour accorder un piano, ma réaction n'aurait pas été différente. C'est ainsi que j'ouvrais les portes du temple Eric Offenstadt, duquel je n'ai encore entrevu que des bribes.



Foule sentimentale


A mon échelle de temps, la moto française aujourd'hui à l'état de ruines sur le marché représente quelques souvenirs néanmoins marquants. C'est à 14 ans, chez un petit revendeur MBK, que je réalisais mon premier stage en entreprise, avec des étoiles dans les yeux quand je triais les pièces de mob' ou montais les vélos sous le regard du mécano "clope au bec".

Voxan - Café Racer


Quelques années plus tard, la marque Voxan démarrait, cherchant à se faire une place sur le marché des deux roues. Permis en poche, c'est le Café Racer qui m'attirait mais m'était financièrement inaccessible. Je me disais alors: "Un jour, peut-être", la visite de leur antre de fabrication à Issoire ne faisant que renforcer mon envie. Mais, oubliant les lois du marché et la politique, les tentatives de remise à flots se solderont par des échecs et la regrettable disparition de la marque. 








C'est dans ce contexte, des années plus tard, que ma découverte de la moto novatrice BUT made in Offenstadt, eu un écho immédiat malgré le fait de ne l'avoir jamais vue ni entendue. 
Moto Grand Prix BUT
Si vous souhaitez creuser l'histoire de la moto française à travers les âges, je vous conseille vivement la lecture du site Moto-Histo.


GECO Kezako

Le Geco, ou Gecko, est une espèce protégée de petit lézard qu'on retrouve, entre autre, sur les roches ensoleillés du sud de la France. Dans le cas présent, c'est surtout le nom du projet de moto homocinétique d' Eric Offenstad. Malgré les années, Eric n'a pas lâché le morceau, si nous n'avons pas de moto française, ce n'est pas par manque de compétences, loin de là ! Mais au-delà de la simple nationalité, c'est surtout une moto complètement repensée. Propulsée par un moteur de Yamaha R1 (fourni par le GMT 94), c'est la conception même de la moto qui est revue. Vous pouvez mettre à la benne votre fourche Ohlins assistée par électronique, le principe du prototype GECO est le suivant: lier l'amortisseur avant et l'arrière via un troisième amortisseur pour créer ainsi deux trains homocinétiques. Ce concept permet de diminuer de 12% le freinage et d'améliorer l'accélération : fini le chattering.
Modélisation 3D du prototype Geco
Le projet se concrétise chaque jour avec l'avancée de l'usinage des pièces. Le freinage sera assuré par un ensemble Beringer, et la fourniture des pneumatiques confiée à Michelin. Mais réunir des partenaires et les fonds nécessaires à la mise au monde de ce prototype est un parcours semé d’embûches. Pour aider Eric, vous pouvez devenir acteur de ce projet et le soutenir personnellement via un don. 
Dans tous les cas, bien que regrettant la motorisation Yamaha (on ne se refait pas), je me réjouirais profondément de voir ce prototype prendre la piste ! Projet à suivre d'une part et à soutenir d'autre part.

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