22 févr. 2016

Il était une fois le Continental Circus, alias l'antidépresseur

Au rayon des médias qui "foutent les poils", je vous avais déjà présenté le film Closer to the edge. Frissons et pilotage extrême au ras des murets de l'île de Man, il paraissait difficile de faire plus intense, et pourtant... C'était avant, avant de visionner les - presque trop courtes - 182 minutes de Il était une fois le Continental Circus par Bernard Fau (retrouvez ici un portrait de Bernard par Bike 70). 



Ici, pas de 3D, pas d'effets spéciaux, pas de voix off ou bande originale de rock star; non rien de tout ça. Pas de fioritures, juste de la Passion à l'état brut, avec un grand P, celle qui vous transperce de part en part sans rien laisser en place sur son passage.


Bien sûr il s'agit de mon avis personnel, car j'ai été particulièrement touchée par ce film. Néanmoins, et objectivement, les images actuelles en ICGP et celles d'archive sont de grande qualité, les interviews sont bourrées d'authenticité, et le montage global vous donne l'impression de suspendre le défilement des secondes de l'horloge. Le rendu émotionnel est tel qu'on peut le comparer à un week-end dans le paddock, entre les essais, la mécanique, et la cuisson des merguez, tout en écoutant les anecdotes et conseils plus ou moins avisés des pilotes aînés.


Bernard Fau au Sunday Ride Classic, avril 2014
Ma galerie complète du paddock

En retraçant cette histoire de la moto et de la compétition, on constate d'autant plus que les sports mécaniques n'ont plus la côte depuis un moment dans notre beau pays. C'est triste, mais en échangeant avec des passionnés de divers horizons, on se rend compte que le feu est toujours là, intemporel. Au fond, peu importe si cela devient marginal, car là n'est pas l'essentiel. 

Christian Sarron - intervenant
à plusieurs reprises dans le film

Dernièrement on m'a demandé pourquoi j'avais choisi de faire de la moto? Cette question m'a un peu déroutée, mais comme le dit Bernard Fau à un moment, ce n'est pas nous qui choisissons, c'est la moto qui nous choisit. Cette passion ne se commande pas, elle nous tombe dessus, un peu comme ça : "Tiens, toi tu boufferas des pâtes et du riz pour mieux payer tes pneus et ton essence".



Est-ce que je vous recommande de voir ce film? Non, je vous le prescris! C'est un traitement impératif, culturel et émotionnel, qui améliorera votre vie quotidienne. Le lien de la pharmacie est ici: Boutique Moto Magazine.


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