18 juil. 2016

Quelles motos dans quelles courses ?

Bien que cela puisse sembler évident pour qui suit assidûment l'actualité moto côté piste et compétition, cela devient rapidement plus flou, voire inconnu, pour les autres. Ayant régulièrement des questions à propos des différentes catégories et des motos qui y sont engagées, je vais vous présenter ci-dessous les différences qu'il existe entre elles. Je vais, pour le moment, me contenter des championnats internationaux des courses de vitesse sur circuit, à savoir le Moto GP et le Superbike Mondial. Ils n'ont en commun que le fait de tourner sur un circuit fermé avec des motos sportives et... la comparaison s'arrête là!

1. Le Moto GP

*fourniture par Honda pour tous les teams

Il s'agit du championnat "ultime", à l'image de la Formule 1 pour faire un parallèle avec les 4 roues. Ce sont des motos à 100% prototype. La plupart des pièces ne sont pas raisonnablement chiffrables et vous ne les trouverez pas dans le commerce. Exemple: en catégorie Moto GP, pour les roulages sur le sec, les disques de freins sont en carbone. 
Bien que de plus en plus restrictif, pour une raison de coût et du faible nombre d'engagés, le règlement de cette catégorie est le plus libre. C'est également là qu'on retrouve une électronique et une télémétrie très poussée.
Il existe une petite exception en Moto 2, où chaque écurie dispose du même moteur, un Honda 600cc dérivé de la CBR RR. Les coûts sont ainsi réduits et le pilotage de chacun mis en avant.


Valentino Rossi sur la M1 au Qatar - crédit photo motorsport.com
Le format des courses est similaire pour les 3 catégories:

  • 3 séances d'essais libres (4 pour les Moto GP), vendredi et samedi
  • 1 séance de qualifications (divisée en 2 groupes pour les Moto GP), le samedi
  • 1 course, le dimanche


2. Le World SBK


Contrairement aux Grands Prix, les motos qui prennent le départ sur les courses WSBK sont des motos de série, ayant été préparées pour en tirer pour leur quintessence. Elles sont vendues dans le commerce à qui a le budget, accessoires, préparations et pneus compris. Dans ces catégories, pas de places pour les prototypes et le développement des pièces d'une autre galaxie. C'est le reflet de l'évolution des produits qui sont proposés au grand public, en respect avec le règlement. 
Il faut retenir que les catégories Superbike et Supersport autorisent les modifications moteur, comme le remplacement des arbres à cames, quand la catégorie Superstock ne l'autorise pas. Les différences de budget et de puissance sont ainsi plus limitées entre les teams.
Sylvin Guintoli sur la R1 2016 - crédit photo Yamaha Motor France
Un week-end de courses pour les 3 catégories se déroule de la manière suivante:

  • 3 séances d'essais libres (2 pour les Superstock), vendredi et samedi
  • 1 séance de qualifications (divisée en 2 groupes pour les Superbike), le samedi
  • La 1ère course Superbike le samedi
  • La 2ème course de Superbike le dimanche
  • Les courses Supersport et Superstock le dimanche

3. Les passerelles


Bien que les motos aient chacune 2 roues, un moteur, des freins, et le reste; passer de l'une à l'autre n'est pas chose aisée. De nombreux pilotes ont changé de championnat, dans un sens comme dans l'autre, et pas toujours avec le succès escompté. De part la conception, le Moto GP reste la catégorie reine et ce n'est pas qu'un simple mot: performances un cran au-dessus que ce soit en chrono ou en comportement, elles sont plus exigeantes pour le pilote à tout point de vue.


Loris Baz chez Avintia en MotoGP après avoir brillé avec une ZX10R SBK


4. Et les chronos' alors?


A titre purement informatif (les conditions étant différentes pour chaque chrono), voici un petit comparatif des temps effectués en course à Philip Island:

  • MotoGP : 1'28"108 vs WSBK: 1'30''949
  • Moto 2 : 1'32''814 vs Supersport: 1'33''283



Pour aller plus loin :



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