23 nov. 2012

Assurance, rhaaa... quête

Toute une aventure

Il est rare que la moto soit le véhicule principal. Par conséquent il majoritairement classé et traité comme un loisir, donnant lieu à bon nombre d'excès en matière de cotisations d'assurance. Je pense que vous avez tous eu l'occasion de constater qu'une fois que vous possédez le budget pour la machine de vos rêves, il faut vous lancer dans un véritable chemin de croix pour obtenir le précieux papier vert. Pourtant déjà conditionné par le fait qu'il va falloir vendre un de vos reins pour vous en acquitter, vous tombez des nues quand votre compagnie habituelle refuse tout simplement de vous assurer, malgré le fait que vous leur confiez déjà : maison, boîte à roues, vélo, chien, chat, poisson rouge, femme et enfants. Dans le meilleur des cas, le prix prohibitif vous fait revoir à la baisse les couvertures, sinon pire, reconsidérer votre choix de machine.
Porte-clé de la Mutuelle des Motards



Le tout sur fond de discrimination

Il est compréhensible que certaines machines ne soient pas accessibles à des jeunes permis. Ce que j'entends par "jeune permis" : une personne qui a passé son permis récemment, qu'il ait 18 ou 40 ans et peu/aucune expérience sur 2 roues. Mais nous sommes arrivés à un extrême où même avec des années d'expérience sur des machines comparables et sans antécédents particuliers, il est nécessaire de se justifier comme si nous étions accusés de terrorisme.
En dehors des tarifs à digérer, il faut en plus supporter les remarques parfois inappropriées voire déplacées de notre interlocuteur. Je n'ai pas été confronté à ce problème dans des cabinets d'assurance spécialisés, mais systématiquement dans les autres. Cela va de la raillerie au jugement de valeur en passant par la discrimination. Je me permets de vous rapporter quelques bonnes paroles : "Mais pourquoi vous achetez ça ?; Vous n'avez pas d'autres priorités ?; Une fille qui fait de la moto ?" et le meilleur pour la fin : "On n'assure pas les criminels." !


Quelques conseils

Par rapport à mes diverses expériences, je vais partager quelques bon réflexes qui pourront vous éviter de vous retrouver le bec dans l'eau injustement :
  • Demander des relevés d'informations, comme traces de votre expérience d'assuré, même au-delà des 5 ans et même si vous n'en avez pas besoin dans l'immédiat;
  • Conserver vos cartes vertes périmées, en complément de vos relevés d'informations : on n'a jamais trop de paperasses pour un assureur;
  • Éviter de suspendre un contrat ou d'être plusieurs mois sans moto, car vous risquez de repartir à zéro ou d'être limité dans le choix de la machine à assurer malgré votre expérience;
  • Renseignez-vous auprès de votre compagnie concernant certaines clauses préalables en matière de cylindrées ou type de machine, du genre : "avoir assurer une moto de plus de 400cc pendant 2 ans";
  • (Ré-)Apprenez à remplir un constat : je ne vous souhaite pas d'en avoir besoin, mais il faut avoir les bons réflexes à l' instant t pour ne pas en oublier, ou laisser un tiers cocher une mauvaise croix qui pourrait être fatale.


La finalité par l'absurde


Une fois ce parcours commando traversé, vous en arrivez au point où vous chérissez ce morceau de papier, oubliant le prix et les sacrifices qu'il vous a contraint à faire. Pourtant ce n'est qu'une simple vignette mesurant 5,2 cm de côté, soit une surface de 0,0027 m²... et à quel prix ?! Quand on sait que le mètre carré à Paris est estimé à 8379 euros, on peut se dire qu'il y a bien de quoi se loger avec ce petit carré vert!




 
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