24 juin 2013

Test: MotoGP 13

Attendu de pied ferme par les motards-gamers, la dernière mouture de Moto GP est-elle à la hauteur ?



Au guidon

La licence MotoGP n'est pas là par hasard, l'immersion est totale grâce à l'emploi des polices de caractère, présentation des circuits, pilotes, team, sponsors et même les commentaires de Laurent Corric. Vous amenez simplement le plateau 2013 dans votre salon, toutes catégories confondues! En effet, je ne m'attendais pas à pouvoir piloter des Moto 3 et Moto 2, à vous donc le guidon d' Alex Masbou ou Johan Zarco. Mais vous avez également la possibilité de créer votre pilote, homme ou femme, avec un degré de personnalisation qui évolue en fonction des points acquis.





Modes de jeu

Les plus impatients se lanceront directement dans le mode "Course Rapide", où vous attaquez directement une course Moto GP, sélectionnée aléatoirement dans un team sélectionné de la même manière. Préférez le mode "Grand Prix", qui vous permet de choisir la catégorie, votre pilote, le circuit et les conditions de course. Ce n'est guère plus long à lancer et plus agréable à jouer.
Le "Championnat" vous permet de réaliser l'ensemble des courses du championnat au sein du team et catégorie de votre choix, mais pensez à modifier les paramètres de courses pour prendre part au "week-end complet" afin de pouvoir réaliser les essais qualificatifs, pour ne pas partir systématiquement dernier sur la grille et vous lancer dans des remontées d'anthologie.
Le mode "Carrière" reste le plus intéressant, mode où vous progresserez petit à petit. Votre manager vous proposant d'abord des Wild Card en Moto 3 avant de vous trouver un guidon pour le championnat complet et évoluer dans les différentes catégories. Il est dommage de ne pas avoir un peu plus d'animations concernant les cérémonies et le podium. Nouveauté dans l'air du temps, vous pourrez recevoir des tweets de félicitations et d'encouragement de Lorenzo himself si vous performez.


Jouablité

La jouabilité n'est pas évidente, si on finit par doser à peu près les freins et l'accélérateur, la prise d'angle reste problématique avec une manette, vous obligeant parfois à des manoeuvres improbables pour rester dans le paquet. Les Moto 3 restent poussives mais vous permettent de découvrir les circuits et vous familiariser avec les commandes. Les arsouilles restent saignantes et plaisantes, mais si vous manquez de puissance, le saut en Moto 2 vous permettra de jouer plus rigoureusement. Au passage sur les prototypes Moto GP, vous pourrez constater que le pilotage ne peut plus se permettre d'être approximatif, pour réussir à garder des bonnes trajectoires, je conseille vivement de revoir les réglages par défaut rendant les motos quasi inconduisibles, de même que les aides à la conduite trop castratrices quand elles sont toutes activées.


Simulation ou arcade ?



Malgré les réglages proposés sur les motos, la palette reste pauvre (et mal traduite) et on y touche finalement peu une fois qu'on a fait quelques essais. Nous ne sommes pas dans un Gran Turismo de l'époque où on passait plus de temps à régler la voiture qu'à la conduire. MotoGP 13 se place en jeu d'arcade avec lequel il faut tout de suite s'éclater, proposant quelques alternatives pour augmenter sa durée de vie. L'immersion est réussie, quand on suit les GPs c'est un vrai régal de réalisme mais le jeu pur marque le pas. Les sons bien qu'en progrès dans le domaine, sont toujours en retrait. La modélisation des circuits est bonne, mais les dénivelés ne sont pas des plus fidèles, les circuits semblent plats et il est parfois difficile d'y trouver des repères. De même, la sensation de vitesse est finalement peu présente, les différentes prise de vue ne venant pas à la rescousse. Les chutes les plus spectaculaires restent bénignes, trajecter dans l'herbe n'est pas impossible, et les block pass sont monnaie courante, même à votre encontre. Dans cet optique, l'option "Rewind" (rembobiner la course quelques secondes en arrière) peut vous sauver la mise. 

60 bucks

Les motards s'y retrouveront, prenant le guidon des grands sur les plus beaux circuits du monde, faisant l'inter' à Pedrosa ou torpillant Bautista, mais les purs gamers trouveront à y redire. A près de 60 euros (sur Playstation 3), on sent qu'on paie les droits MotoGP. Passé la prise en main et les quelques réglages, je dirais que sans être exceptionnel, ce jeu est simplement efficace, on lui pardonne ses quelques manques de réalisme en matière de pilotage.


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