23 juin 2015

Bobber on the road

J'ai plutôt tendance à vous parler des sportives dévoreuses de chrono' ou bien des moyens d'améliorer votre destrier pour le rendre plus performant, mais cette fois la démarche est différente : comment se promener avec une moto limite dangereuse au look décalée.
Présenté dans ce sens, cela ne vend pas forcément du rêve, et pourtant... c'est l'éclate totale à rouler, ou plutôt rider. 


Le plaisir de la route réduit au strict minimum: une selle, un guidon et un moteur, j'ai nommé: un Bobber! Prenez un custom de base, réduisez-le à sa plus simple expression avec les moyens du bord, et pimentez d'un look bad boy pour effrayer les retraités au feu tricolore et faire pleurer les petites filles devant les boulangeries. Avec les bras tendus, les pieds en avant, et les fesses sur le pneu arrière, nul doute qu'il est véritablement impossible de passer inaperçu. Au contraire, le son de l'échappement quasi-libre annoncera votre venue à vos collègues déjà en terrasse (parce qu'à l'usage, il ne faut pas compter traverser la France). 


















Vous avez bien assimilé le tableau, mais techniquement ça va jusqu'où ? Prenons l'exemple de la photo un peu plus haut, il s'agit en fait d'une Kawasaki VN800 de 1996. La cure d'amaigrissement du poids lourd d'origine consiste à :


- remplacer le réservoir du chameau au profit d'un bidon minimaliste (5L) et looké
- couper ou démonter la boucle arrière pour ne conserver que la selle pilote
- supprimer les gardes-boue avant et arrière
- supprimer l'instrumentation de bord
- alléger le faisceau électrique en conséquence
- installer une commande de boîte type "commande suicide" (photo ci-contre).

Si l'envie vous prend d'envisager d'autres horizons que les virolos genou par terre, vous ne serez pas déçu par les sensations procurées par ce type de machines, en plus du fait de chevaucher une moto unique.










Remerciements à Rémy pour les photos et les informations complémentaires relatives à la préparation.


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