7 août 2015

Bord de piste, en orange

Non je ne vais pas vous parler des employés de la DDE, ou vous faire un sketchs sur les KTM, mais plutôt mettre en avant des personnes de l'ombre dont on ne parle pas assez: les commissaires de pistePostés à chaque virages, bon nombre d’événements ne pourraient avoir lieu sans eux, ils sont les garants du règlement et de la sécurité des pilotes en piste.

Crédit photo - O3Z

Comment ça marche ?

Au fait, comment devient-on commissaire de piste ? Tout comme pour les pilotes, le commissaire doit posséder une licence. Mais il faut également s'affranchir d'une formation, qui ne se limite pas à la connaissance des drapeaux, mais aussi la manière de les présenter ainsi que les procédures nécessaires sur une épreuve: respect des règles, protection pilote, dégagement pilote, dégagement moto, contact avec le service médical, transmission d'informations au directeur de course, etc.

Interaction 

On a peu l'occasion d'échanger avec les commissaires quand on passe devant eux, et ce n'est pas une raison pour aller leur rendre visite dans le bac à graviers!
Dégagement rapide suite à une chute.
C'est pourquoi j'ai posé quelques questions à Maxime, qui officie entre autre sur le circuit de Magny Cours et qui a eu la gentillesse de me répondre.

Quel âge as-tu et depuis quand es-tu commissaire de piste ?
J'ai 29 ans. Depuis la fin d'année dernière je fais commissaire de piste avec des ami(e)s.
Qu’est ce qui t’a donné envie de devenir commissaire ? La passion de la moto depuis tout petit. L'envie d'être au plus près de la piste et en prendre plein les yeux sur la position des pilotes, trajectoires, les motos.

A côté de ça dans la vie, tu fais de la moto, de la piste ? Plus de piste vitesse car les finances ne veulent pas suivre - rires. Mais beaucoup d'enduro à la place les week-end avec des amis.

Combien de jours par an environ es-tu en bord de piste ? En nombre de week-end commissaire de piste : 7 à peu près. Entre le circuit de Nevers Magny-Cours F1 et le circuit du Vigeant (pour la fin du mois d'août pour le WERC) et l'année prochaine peut être les 24h du Mans.


Quel est ton souvenir le plus marquant dans le métier ?
C'était pour le championnat de France à Magny-Cours cette année, sur une course en 600 Promosport. En début de course un jeune pilote a chuté a l'entrée d'Estoril, la moto a glissé puis fait des tonneau dans les graviers, elle a touché les pneus, monté en l'air et s'est posée 2-3 mètres de nous.
Une chose qui est vraiment sympa, c'est quand les pilotes nous font signes, et le plus magique, quand ils s'arrêtent et nous disent "merci pour ce que vous faîtes".







Bravant les éléments autant que les pilotes, ils sont toute la journée en bord de piste pour assurer leur poste et soutenir les pilotes parfois en détresse, alors ne les oublions pas.

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