31 août 2017

Remonter en selle? Osez! (1/2)


Il y a bien longtemps dans une galaxie très lointaine...




... vous avez fait de la moto. Sans faire de distinction de cylindrée ou de genre, je parle de tout 2-roues motorisé qui vous donnait la banane !
Mais si, souvenez-vous bien, le truc parait-il un peu dangereux, que vous avez abandonné ou perdu de vue, pour un certain nombre de raisons, plus ou moins recevables à vrai dire. 
Cela pouvait être la 125 de papy dans le jardin, la moto louée pour un peu de monnaie lors d'un voyage à l'étranger, ou bien la moto-école lors du permis passé "à l'époque" sans avoir pu poursuivre après.





Et si...


Ces derniers temps il vous semble croiser un nombre grandissant de motards, que ce soit le week-end sur les routes de campagne, la semaine parmi vos contacts professionnels ou encore le dimanche au repas de famille quand le petit neveu arrive sa première moto. Il vient de dépenser l'intégralité des salaires de son job d'été pour acheter ce vieux tromblon qui ne fait rêver que lui... ou presque. Ses parents sont inquiets mais résignés car il est majeure, sa grand-mère lui surine qu'elle aimerait bien connaître ses arrières petits-enfants un jour et la vieille tante lui fait déjà la morale en racontant l'accident d'un ami du voisin de la femme de la ménage... Silencieux face à cette oppressante situation familiale, vous avez cette petite étincelle dans le regard, cette lointaine sensation d'équilibre propulsé, cette envie de confisquer la brêle au neveu juste pour l'essayer. Mais dans un coin de votre tête, c'est un mélange de doutes, de mauvais souvenirs, ou pire: de raison; qui vous freinent. Satanée "raison" !


Sensationnelles sensations


Comment réussir à décrire le bien-être procuré par le simple fait d'être sur un véhicule, relativement instable par nature, sans réelle protection, aux accélérations sans efforts et aux vibrations loin du confort de tout autre engin de locomotion? Certainement parce que la Moto (avec un grand M - pas l'objet de consommation que l'on achète juste pour remplir le garage), c'est très simple. Vous tournez la clé, vous chevauchez la monture, vous passez la première et vous faîtes défiler le paysage autour de vous. C'est le paysage que vous souhaitez, choisi en fonction de vos affinités: le petit bois derrière votre quartier, le boulevard périphérique de votre cité, le chemin terreux emprunté par les tracteurs, les cols de montagne, les circuits du Moto GP, ou que sais-je encore. 





Souvenez-vous de la sensation que vous avez éprouvé quand vous avez réussi à faire du vélo tout seul sans les roues stabilisatrices, extrapolez-la. C'était l' Aventure et la Liberté, et au fond, tout au fond, rien n'a changé. Vous l'avez déjà ressenti, vous avez adoré ça, y renonceriez-vous? Jetez donc cette camisole, ce carcan social, dépassez vos craintes et foncez!







"Pourquoi pas... mais comment ?"


Alors comment se remettre en selle, franchir le pas? Imaginons: cela fait 10, 20, peut-être 30 ans que vous n'êtes pas monté sur une moto. Certes c'est un fait, mais un fait passé. En quoi cela vous empêcherait-il de poursuivre l'expérience, malgré une trêve plus ou moins longue? En rienJe comprends les craintes liées à vos propres capacités. Mais sautez le pas, car si vous l'avez fait une fois, vous pouvez recommencer. 

En vous faisant accompagner par des professionnels, les moniteurs d'auto-école ne sont pas là que pour vous présenter au permis, ils seront aussi aptes à vous dispenser des cours de remise à niveau. Et vous n'aurez pas la pression d'un examen final. Faites vous conseiller et guider par des gens en qui vous avez confiance également. 
Il existe des outils intéressants, tels que les intercoms, qui permettent la discussion à distance entre plusieurs motos. Aujourd'hui démocratisés, ils sont un excellent moyen de reprendre pas à pas la moto avec un ange gardien.



Si vous aviez fait des erreurs à l'époque, vous ne les reproduirez pas, vous reprendrez le fil de votre expérience en mieux, en la bonifiant.

Si vous n'aviez pas passé le permis à l'époque, il n'est jamais trop tard pour faire le grand saut. Les profils des candidats en auto-école sont divers et variés, le moniteur aura la pédagogie nécessaire pour s'adapter. Les jugements de valeurs n'ont jamais eu leur place dans les cycles d' (ré)apprentissage, quelque soit l'âge des élèves et leurs expériences passées.

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