13 juin 2017

Humeur & Projets: Back to Basics

On dit souvent que toutes les bonnes choses ont une fin, on peut aussi parler de nouveau départ. Nous sommes à peine en juin, et pourtant ma saison de piste se termine. Le challenge Women's Cup s'est soldé par l'épreuve de Magny Cours au début du mois, après les manches du Mans mi-avril et Ledenon mi-mai. Ayant déjà eu beaucoup de difficultés à caser 3 petites journées de roulages d'entraînement au milieu, je perçois peu l'intérêt d'aller faire des ronds "pour faire des ronds" au cours des prochains mois, sans échéance ni but précis. Bien sûr cela me ferait plaisir, car j'adore rouler, je ne suis pas en train de renier cela. Ce serait l'occasion de continuer à travailler de nombreux points de pilotage, entre autre.


Ça passait, c'était beau


Cette saison aura mis en évidence le fait que je n'ai pas les moyens d'assumer un championnat complet et de le préparer comme il se doit. Je ne parle pas que de moyens financiers, bien que cela soit "le nerf de la guerre", il y a également un impératif de temps et de moyens humains. J'ai fait beaucoup de sacrifices pour arriver tant bien que mal à m'aligner sur 3 courses. Ce qui peut faire sourire: 3 courses quand le Promosport compte 8 manches de 2 courses chacune. Mais il est clair que c'était ô combien insuffisant et souvent à la limite. Adolescente je rêvais "simplement" d'essayer la piste, alors avoir pu concrétiser tout cela est déjà é-nor-me, huge, insane, WTF. Réussir à garder les pieds sur terre et remettre les choses dans leur contexte est nécessaire pour prendre certaines décisions. Une page se tourne, vers un nouveau chapitre. 



Pierre angulaire


Nous sommes dans un billet d'humeur, alors je vais m'étaler un petit peu. Ma pratique de la moto est à l'origine basée sur 3 choses, qui bien qu'ayant évoluées, sont restées fondamentalement les mêmes.

  • La télé que j'avais pu avoir dans ma chambre me servait à 2 choses: suivre le Tourist Trophy sur Eurosport (qui me fait toujours autant rêver, d'où le nom de ce blog), et les Grands Prix sur TMC avec les commentaires de Jean-François Baldé. Un magnétoscope me permettait d'enregistrer les courses et les essais et regarder encore et encore les trajectoires, les positions des "grands", au ralenti. L'ère du numérique, les GPS, la HD, le Slowmotion, Youtube, a révolutionné tout cela en mettant en évidence la donnée de base qui reste inchangée: les pilotes soudent la poignée.
  • Je ne voulais pas la même moto qu'un(e) autre. Que ce soit esthétiquement ou techniquement, je suis incapable de conserver une moto d'origine (à moins que ce soit dans une démarche restauration/collection). J'ai besoin de passer du temps avec elle, et pas forcément à son guidon. Résumer la pratique de la moto à sa seule conduite utilitaire est à mes yeux un non sens.
  • Sur route, je roule au feeling. Avant de partir, je cherche un point d'arrivée approximatif et en apparence sympa d'après la carte, grâce à des indications telles que le dénivelé et le nombre de virages. Je mémorise quelques noms de villages et numéros de route pour me repérer. Si à l'époque je glissais une carte Michelin sous la selle, aujourd'hui je charge le téléphone pour accéder à Google Maps au besoin. En dehors des virées de ce genre, chaque lieu que j'ai habité avait une route "de référence" à proximité. Vous savez, une route assez tranquille, avec des beaux virages qui pourraient se numéroter, qui pourrait se chronométrer, qui pourrait être l'occasion de tester des réglages, qui permettrait de peaufiner sa position et ses trajectoires, qui pourrait... être le point de départ de tout.


Eurêka


Alors comment concilier ses envies, ses moyens, sans frustration et ne pas laisser filer le train? Trouver un nouveau challenge, plus abordable sur le papier, un projet concret et réalisable, avec un objectif en ligne de mire. Ce serait quelque chose qui imbriquerait parfaitement les trois points énoncés plus haut... Mais quoi donc ?
C'est alors qu'une solution apparaissait d'elle-même: le rallye routier
Vous n'aviez quand même pas pensé que j'allais raccrocher la combarde comme ça? L'année est encore longue, et j'ai des projets plein la tête!

A suivre: la préparation de la moto dédiée.

Baby-6 au Mans, beaucoup de superbes moments à tes côtés
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